La durée de vie en France

La durée de vie moyenne a plus que triplé en France en deux siècles et demi, passant de 25 ans en 1740 à plus de 80 ans aujourd'hui.

Deux siècles et demi de progrès

Jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe siècle, la durée de la vie en France était de 25 ans en moyenne. À partir de 1750, les grandes crises - famines, épidémies - tendent à s'espacer ou à disparaître et des progrès sont accomplis dans le domaine médical: la vaccination anti-variolique se généralise et les connaissances en obstétrique s'améliorent. La mortalité des enfants diminue, ce qui entraîne une élévation sensible de l'espérance de vie, qui atteint 43 ans en 1850.

Une tendance de fond malgré des interruptions liées aux guerres

La progression de la durée de vie moyenne a été interrompue par les conflits (guerres napoléoniennes, guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945) qui ont entraîné des reculs importants. Mais ceux-ci n'ont duré que le temps du conflit, la progression reprenant ensuite la tendance de fond. Le milieu du XIXe siècle voit cependant la durée de vie stagner en raison d'une remontée de la mortalité infantile liée à l'industrialisation et l'urbanisation, qui dégradent les conditions de vie des enfants, notamment dans les villes.

La durée de vie moyenne augmente à nouveau à la fin du XIXe siècle grâce aux progrès de l'hygiène et de la médecine liés à la révolution pastorienne, dont les enfants sont les premiers bénéficiaires, et aussi à la mise en place des premières politiques de protection de la petite enfance.

 

Tableau espérance de vie de 1740 à 2005
De la survie des enfants à la survie des adultes

A partir des années 1950, le risque de mourir d'une maladie infectieuse devient très faible en France comme dans la plupart des pays développés. La progression de la durée de vie moyenne est de moins en moins liée à la chute de la mortalité infantile, celle-ci ayant atteint des niveaux très bas. Elle provient dorénavant d'une diminution des risques de décès dans les autres tranches d'âge, particulièrement chez les personnes âgées qui bénéficient des succès de la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et les cancers.


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Mise à jour : 28 décembre 2010