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Le chômage retarde l’arrivée du premier enfant en France

Population et Sociétés

528, décembre 2015

n° ISSN 0184 77 83

La crise économique semble avoir peu affecté la fécondité en France contrairement à la plupart des autres pays développés. Les comportements féconds seraient-ils insensibles au chômage ? Analysant l’enquête Étude des relations familiales et intergénérationnnelles qui a interrogé les mêmes personnes à plusieurs reprises entre 2005 et 2011, Ariane Pailhé et Arnaud Régnier- Loilier nous révèlent que le chômage a un effet sur les projets de fécondité et sur leur réalisation.

Population et Sociétés rend hommage à Valeria Solesin - doctorante Ined victime des attentats du 13 novembre 2015 à Paris - en republiant son premier article paru en 2013 dans Neodemos.

  • Les hommes et les femmes ont moins l’intention d’avoir un premier enfant dans un avenir proche lorsqu’ils sont au chômage. En outre pour ceux qui souhaitent devenir parent, ce projet est retardé lorsqu’ils connaissent un épisode de chômage. Ce retard s’explique par  un report de la mise en couple pour les hommes, et par l’attente d’une situation professionnelle stable pour les femmes. En revanche, le chômage n’affecte pas la réalisation des projets d’enfant pour ceux déjà parents.
  • En Italie, la conciliation travail-maternité se heurte à une opinion majoritairement défavorable. Par conséquent les femmes y ont moins souvent un emploi, et ont moins d’enfant, que les Françaises.

Ariane Pailhé

Arnaud Régnier-Loilier

Valeria Solesin - Ses ami-e-s de l’Ined lui rendent hommage ici

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