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Immigrées et filles d’immigrés : le recul des mariages forcés

Population et Sociétés

479, juin 2011

n° ISSN 0184 77 83

Les mariages forcés sont-ils fréquents en France ? Baissent-ils ou augmentent-ils ? Qui sont les personnes concernées ? Aucune enquête quantitative récente ne permettait jusqu’alors de répondre. C’est désormais le cas avec l’enquête Trajectoires et Origines de l’Ined et l’Insee dont Christelle Hamel nous donne ici les premiers résultats concernant les femmes immigrées et les filles d’immigrés.
L’enquête Trajectoires et Origines a recueilli des informations sur les conditions dans lesquelles les personnes interrogées se sont mariées, permettant de repérer les cas de mariage non consenti ». Il s’agit de mariage non souhaité, initié par le conjoint ou la famille mais accepté du fait de pressions d’ordre psychologique, social ou physique. Les femmes immigrées ayant entre 51 et 60 ans en 2008 sont 9 % à s’être mariées ainsi contre leur gré lors de leur première union. La fréquence est moindre chez les immigrées plus jeunes (2 % pour les 16-30 ans) et chez les filles d’immigrés (1 % des 26-30 ans). Les immigrées originaires des pays où le célibat est réprouvé et la sexualité prémaritale prohibée, comme la Turquie, le Maghreb et l’Afrique sahélienne, sont les premières concernées par les mariages non consentis.

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