Est-il vrai que les enfants uniques aident davantage leurs parents âgés ?

Oui c’est vrai. Du point de vue des enfants, les descendants directs sont davantage impliqués lorsqu’ils sont enfant unique. Ainsi, en 2015, 22 % des enfants uniques apportent une aide informelle à leur parent dépendant. Lorsque la fratrie se compose de deux enfants, ils sont tous deux impliqués dans seulement 6,5 % des situations et un seul des deux est impliqué dans 16 % des cas. Pour l’enfant sa probabilité d’être impliqué dans l’aide est alors de 14,6%.  Dans 15,6 % des fratries de trois, la charge de l’aide retombe sur un seul enfant alors que l’implication des trois enfants est extrêmement rare, de l’ordre de 3%. La probabilité d’être aidant se réduit donc avec l’augmentation de la taille de la fratrie/sororie. À trois enfants, l’implication d’au moins l’un d’entre eux est de 25 %. Ainsi, si la probabilité d’être aidé par ses enfants s’accroît légèrement avec le nombre d’enfants, la charge de l’aide est majoritairement portée par un seul des enfants de la fratrie/sororie quelle que soit sa taille. 

Toutefois lorsque le parent vit en couple, l’aide apportée par les descendants directs est moins fréquente et moins chronophage que pour les conjoints. 

Sources

Aider un proche aujourd’hui : état des lieux et perspectives, L. Trabut, 2023, Informations sociales, n° 208, pp16-25

Mise en ligne : juin 2023