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La ségrégation des immigrés en France : état des lieux

Population et Sociétés

477, avril 2011

n° ISSN 0184 77 83

Chacun sait que certaines populations sont fortement concentrées dans certains quartiers, qu’il s’agisse des plus riches ou des plus pauvres. On parle souvent de quartiers « huppés » ou de « ghettos ». Qu’en est-il exactement dans le cas des populations d’origine immigrée ? Jean-Louis Pan Ké Shon brosse un  tableau de la ségrégation et de son évolution en France en s’appuyant sur les différentes sources disponibles, notamment l’enquête récente Trajectoires et  origines (TeO).
En France, les Maghrébins, les Africains subsahariens, les Turcs et les Asiatiques représentent les populations immigrées faisant l’objet d’une ségrégation spatiale importante. Entre 1990 et 1999, cette situation s’accentue pour les Turcs, les Algériens et les Marocains, mais s’amenuise pour les Tunisiens et stagne pour les Africains subsahariens. Sur une période plus longue (1968-1999), la ségrégation diminue pour tous. Comme le montre l’enquête Trajectoires et origines (TeO) effectuée par l’Ined en 2008, 42 % des immigrés d’Afrique, du Maghreb et de Turquie se situent dans les 10 % des quartiers où le taux de chômage est le plus élevé, et constituent 28 % de la population des « quartiers sensibles ». Les fils et filles de ces immigrés sont toutefois moins concentrés dans les quartiers défavorisés, montrant ainsi une dynamique d’intégration résidentielle.

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