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Les discriminations : une question de minorités visibles

Population et Sociétés

466, avril 2010

n° ISSN 0184 77 83

Les chances d’obtenir un travail ou un logement, ou tout simplement un service auquel on a droit, varient selon l’origine perçue au travers de l’apparence physique ou du nom. L’enquête Trajectoires et Origines (TeO), menée en 2008 par l’Ined et l’Insee, permet de dépasser le simple constat des discriminations pour étudier en détail le rôle des différents facteurs. Les auteurs de l’enquête nous livrent ici les premières analyses des déclarations de discriminations subies par les personnes interrogées. 

Ouvrage TéO

Enquête TéO

D’après l’enquête Trajectoires et Origines (TeO), un peu moins de 14 % des personnes âgées de 18 à 50 ans résidant en France déclarent avoir vécu des discriminations dans les cinq dernières années, ceci quel que soit le motif (sexiste, raciste, homophobe, lié à l’âge, à la religion ou à l’état de santé). Les Français qui ne sont ni immigrés ni fils ou filles d’immigrés sont 10 % à en déclarer, contre 24 % des fils ou filles d’immigrés, et 26 % des immigrés. Les motifs cités sont d’abord l’origine (ou la nationalité) et la couleur de la peau (57 % et 17 %), puis le sexe et l’âge. Les femmes et les plus de 35 ans déclarent moins de discriminations que les hommes et les jeunes. Si occuper un emploi protège de l’impression de discrimination, celle-ci augmente avec le niveau d’études et les difficultés d’accès aux postes de responsabilité, le fameux « plafond de verre ». Toutefois, seules 13 % des personnes ayant déclaré avoir subi une discrimination ont entrepris une démarche auprès d’un commissariat, d’une association, d’un syndicat, ou de la Halde.

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