L’accompagnement du service juridique de l’Ined dans les activités de l’institut
La propriété intellectuelle ou encore l’intelligence artificielle sont au cœur de l’expertise du service juridique qui intervient à différentes étapes des projets pour conseiller les chercheurs et agents des services supports, qu’il s’agisse par exemple de conventions de partenariat, de demandes de subventions ou d’accords de confidentialité.
Juriste spécialisée en propriété intellectuelle et en innovation à l’Ined, Vanessa Bennai a construit son parcours professionnel entre monde de l’industrie et monde de la recherche.
(Entretien réalisé en décembre 2025)
Quel parcours vous a mené à l’Ined ?
J’ai suivi une formation en droit de la propriété intellectuelle et de la propriété industrielle, car j’ai toujours été intéressée par le lien entre le droit, l’innovation et la recherche. J’ai passé mon Master 1 intitulé « Propriété intellectuelle et droit du numérique » à l’université Paris-Saclay, et, à l’université Paris 8, mon Master 2 intitulé « Propriété industrielle et industrie de la santé », que j’ai effectué en alternance, en travaillant en parallèle aux Pays-Bas.
Suite à cela, j’ai suivi au Centre d’études internationales de la propriété intellectuelle une formation, toujours sur les questions de propriété intellectuelle, mais aussi d’intelligence artificielle.
Après mes études, j’ai travaillé dans des environnements très différents : industrie pharmaceutique, associations, Fondation hospitalière, puis des établissements publics (l’Inserm et l’Ined). Ces expériences m’ont permis d’apprendre à la fois la rigueur juridique et la précision, mais aussi de développer une approche plus pragmatique et tournée vers les besoins des équipes.
Petit à petit, je me suis orientée vers le monde de la recherche, parce que c’est un secteur où le droit n’est pas une simple formalité, mais un véritable levier pour permettre aux projets d’exister et d’avancer. Rejoindre l’Ined, c’était pour moi l’opportunité de mettre mes compétences au service d’un établissement qui travaille sur des enjeux de société majeurs, tout en évoluant dans un cadre pluridisciplinaire et ouvert à l’international.
Quel est votre rôle au sein de l’Ined ?
Je suis juriste conventions au sein du Service juridique de l’Ined, qui regroupe plusieurs métiers et expertises pour accompagner l’ensemble de l’institut. Mon rôle consiste à sécuriser juridiquement les projets de recherche en accompagnant la direction, les services et les chercheurs. Concrètement, je rédige, analyse et négocie des conventions de partenariat, des accords de consortium[1], des subventions ou encore des engagements de confidentialité.
Mais derrière ces textes et ces clauses, mon objectif est surtout de créer un cadre clair et fiable pour que les équipes puissent se concentrer pleinement sur leurs travaux scientifiques. Je me vois un peu comme un “traducteur” entre le langage juridique et les besoins opérationnels des chercheurs. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est le dialogue permanent avec des interlocuteurs très différents et le sentiment d’apporter une contribution concrète à la réussite des projets de l’Ined.
Dans notre équipe, nous travaillons de manière complémentaire : notre cheffe de service coordonne et supervise l’ensemble des dossiers, un collègue juriste Propriété intellectuelle s’occupe notamment des questions liées à la propriété intellectuelle et à l’édition, et notre adjointe juriste Ressources humaines prend en charge les aspects liés au droit du travail et aux ressources humaines. Ensemble, nous veillons à ce que l’Ined dispose d’un cadre juridique solide, tout en restant agile pour accompagner la recherche.
Quelle est pour vous la spécificité de l’Ined ? Qu’appréciez-vous le plus au sein de l’institut ?
L’Ined a une spécificité unique : il rassemble des chercheurs issus de disciplines très variées, qui travaillent sur des sujets de société essentiels comme les migrations, les inégalités, les rapports de genre ou les mobilités. Cette richesse intellectuelle et pluridisciplinaire donne beaucoup de sens à mon travail. Ce que j’apprécie le plus, c’est l’esprit collaboratif et la dimension humaine de l’institut. L’Ined est un établissement à taille humaine, où les échanges sont simples et constructifs. En tant que juriste, je ne suis pas seulement là pour valider des contrats : je participe à une dynamique collective, je conseille, j’accompagne, je contribue à faire avancer les projets. Et c’est cette proximité avec les chercheurs, combinée à la mission d’intérêt général de l’institut, qui rend mon travail particulièrement motivant et gratifiant.
[1] Il s’agit d’accords passés entre plusieurs entités pour des projets de recherche de grande ampleur.