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Population 2002 n° 3
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Population 2002 n° 3

2002

N° ISBN 2-7332-3034-4

20,00 €
Politiques familiales et politiques publiques dans les pays à faible fécondité
  • Presentation. H.Leridon.
  • Les politiques de soutien de la fécondité : l’éventail des possibilité. McDonald P.
  • Les politiques familiales dans les pays industrialisés : y a-t-il convergence ? Gauthier A.
  • Fécondité, calendrier des naissances et milieu social en France et en Grande-Bretagne : politiques sociales et polarisation socio-professionnelle. Ekert-Jaffé O., Joshi H., Lynch K., Mougin R., Rendall M.
  • Pour le meilleur ou pour le pire ? Le mariage comme moyen d’échapper à la pauvreté aux États-Unis. Sigle-Rushton W., McLanahan S.

Définitions, modes de collecte et mesures

  • Les méthodes de délimitation de la population handicapée : l’approche de l’enquête de l’Insee Vie quotidienne et santé. Ravaud J.-F., Letourmy A., Ville I.

Note de recherche

  • Les « S.D.F. », de qui parle-t-on ? Une étude à partir des dépêches AFP. Damon J.

Bibliographie critique

Les politiques de soutien de la fécondité : l’éventail des possibilité
McDonald P.

Cet article présente la palette des politiques auxquelles on pourrait avoir recours pour maintenir la fécondité à un niveau modéré, de l’ordre de 1,7 à 1,9 enfant par femme en moyenne. Parmi les options disponibles, le choix d’une politique devrait tenir compte de l’environnement sociologique et du cadre institutionnel du pays considéré. En d’autres termes, il n’y a pas de modèle unique et universel. Chaque pays doit chercher la formule qui s’adapte de manière optimale à sa structure institutionnelle, tout en composant avec ses données économiques propres. Une politique ne peut pas recueillir l’assentiment général si elle n’est pas fondée sur un consensus social. En outre, dans toute la mesure du possible, les politiques de soutien de la fécondité devraient s’appuyer sur une ou des théorie(s) rendant compte des raisons pour lesquelles, dans tel ou tel contexte, la fécondité est tombée à un niveau si bas. Étant donné qu’en toute hypothèse ces politiques seront certainement onéreuses, comprendre un tant soit peu pourquoi la fécondité est faible ne peut qu’améliorer l’efficacité de leur mise en œuvre. L’auteur passe ainsi en revue une série de théories générales possibles sur la faiblesse de la fécondité. Il estime que les pays devraient avoir une idée relativement nette de l’objectif qu’ils visent. Nécessairement, le maintien du volume de la population (au minimum une croissance démographique nulle) est l’objectif ultime de tout pays. Reste à savoir à quelle distance dans le futur se situe ce but « ultime ». En d’autres termes, quelle réduction de l’effectif de la population totale, ou de la population active, un pays est-il disposé à accepter avant d’atteindre la stabilisation démographique ? L’auteur prend l’exemple de l’Italie pour illustrer cette question.
INED, Population n° 3, 2002 - page 423

Les politiques familiales dans les pays industrialisés : y a-t-il convergence ?

Gauthier A.

Cet article examine l’évolution des politiques familiales depuis 1970 dans 22 pays industrialisés. À partir de séries chronologiques d’indicateurs des prestations en espèces et de l’aide apportée aux parents qui ont un emploi rémunéré, l’article examine l’hypothèse de convergence des politiques familiales. Bien que tous les pays aient accru l’aide aux familles depuis 1970 et que tous aient adapté leurs politiques afin de mieux répondre aux nouvelles réalités démographiques et économiques des familles, il n’y a pas eu de convergence. Au contraire, les résultats suggèrent une divergence accrue entre pays et concordent avec ceux d’autres études consacrées à l’État-providence, qui ont conclu à la persistance de différences entre pays malgré la présence de facteurs globaux observés à l’échelle internationale.
INED, Population n° 3, 2002 - page 457

Fécondité, calendrier des naissances et milieu social en France et en Grande-Bretagne : politiques sociales et polarisation socio-professionnelle

Ekert-Jaffé O., Joshi H., Lynch K., Mougin R., Rendall M. 

La comparaison de l’agrandissement des familles et du calendrier des naissances entre la France et la Grande-Bretagne renvoie à l’influence de la politique familiale et des conditions économiques sur les comportements démographiques. Cet article s’appuie sur des données issues du Longitudinal Study pour l’Angleterre et le pays de Galles et de l’échantillon démographique permanent (EDP) pour la France, qui relient les bulletins de naissance aux recensements réalisés sur les périodes 1971-1991 et 1968-1990 respectivement. Sur la période étudiée, qui va des années 1970 aux années 1990, en Grande-Bretagne, l’intervention de l’État est réduite au minimum alors que la France a mis en place une politique de la famille généreuse. Parallèlement, la polarisation sociale des comportements de fécondité est plus forte en Angleterre et au pays de Galles, et les différences de fécondité entre les femmes qui quittent le marché du travail et celles qui continuent à travailler sont importantes. En France, les différences sociales ne s’observent que pour les troisièmes naissances, même s’il existe déjà une relation entre les probabilités d’agrandissement de rang deux et la sortie du marché du travail. De plus, la quasi-totalité des femmes cadres mariées deviennent mères, ce qui n’est pas le cas pour un quart de leurs homologues anglaises. Outre-Manche, la fécondité des inactives et des catégories les moins qualifiées est plus élevée pour tous les rangs de naissance. En France, la politique familiale tend à augmenter les troisièmes naissances également pour ces catégories. La comparaison des femmes nées dans les années 1950 et 1960 montre que le retard du mariage et de la fécondité, sensible dans les deux pays, a été plus marqué en France. Pour les femmes mariées, les changements sont cependant peu importants. Toutes choses égales par ailleurs, les différences entre catégories s’estompent en France, ce qui n’est pas le cas en Angleterre et au pays de Galles.
INED, Population n° 3, 2002 - page 485

Pour le meilleur ou pour le pire ? Le mariage comme moyen d’échapper à la pauvreté aux États-Unis
Sigle-Rushton W., McLanahan S.

Pour de nombreux responsables politiques conservateurs américains, bien que les États aient réussi, moyennant de profondes réformes, à ramener vers le travail salarié les mères de famille qui vivaient de l’aide sociale, ils ont négligé une stratégie anti-pauvreté radicale : encourager la formation de familles biparentales. En comparant les revenus des familles monoparentales à ceux des familles biparentales, ils soutiennent que le mariage réduit le risque de pauvreté. À partir des données de la Fragile Families and Child Well-being Study, les auteurs montrent que comparer directement les familles formées d’un couple marié aux familles dirigées par un(e) célibataire conduit à une forte surestimation des avantages économiques du mariage. Ils démontrent que les mères célibataires et leurs partenaires sont extrêmement différents des couples de parents mariés en termes d’âge, de niveau d’instruction, d’état de santé, de comportement en matière de santé, d’emploi et de salaire. Ces écarts se traduisent par des différences importantes de revenus, qui, à leur tour, induisent des degrés différents de pauvreté. À structure familiale et durée du travail données, l’analyse des auteurs indique que la plus grande partie des écarts de pauvreté selon le type de famille peut être imputée à d’autres facteurs que la situation matrimoniale. Leurs résultats incitent également à penser que le plein emploi est indispensable pour arracher à la misère les familles pauvres, qu’elles soient ou non formées d’un couple marié.
INED, Population n° 3, 2002 - page 519

Les méthodes de délimitation de la population handicapée : l’approche de l’enquête de l’Insee Vie quotidienne et santé
Ravaud J.-F., Letourmy A., Ville I. 

Partant de la difficulté d’estimer la population handicapée, le handicap est abordé comme une réalité multiforme que l’on doit traiter en multipliant les angles d’approche. Cette étude s’appuie sur l’enquête Vie quotidienne et Santé réalisée par l’Insee dans la phase de filtrage des enquêtes Handicaps, Incapacités, Dépendance. Associée au recensement de la population de 1999, l’enquête VQS a porté sur un échantillon représentatif de 400 000 personnes. Elle repose sur différentes approches du handicap : incapacités fonctionnelles, besoin d’aide, limitation d’activité, déclaration d’un handicap et reconnaissance sociale officielle. Dans un premier temps, l’articulation entre ces différentes approches est analysée en étudiant la prévalence du handicap estimée à partir de chacune d’entre elles prise isolément, puis les zones de recouvrement et les sous-populations spécifiques qu’elles font apparaître. Dans un second temps, on examine plus spécifiquement la probabilité d’auto-attribution d’un handicap et ses déterminants en s’appuyant sur des régressions logistiques. Une attention particulière est portée aux effets du sexe et de l’âge. L’article conclut sur les enseignements méthodologiques de l’exploitation de VQS.
INED, Population n° 3, 2002 - page 541