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Population 2007, n°1
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Population 2007, n°1

2007

N° ISBN 978-2-7332-3076-3

20,00 €

Débat sur l’avenir de la discipline

  • Vers quelle(s) démographie(s) ? Atouts, faiblesses et évolutions de la discipline depuis 50 ans - D. Tabutin
  • Nécessité d’une approche multidisciplinaire - G. Caselli, V. Egidi
  • La démographie, science constituée ou en voie de constitution ? Esquisse d’un programme - D. Courgeau, R. Franck
  • Pour améliorer notre compréhension des comportements démographiques - J. Hobcraft
  • La démographie, aujourd’hui et demain - J. Hoem

    ARTICLES
  • Évolution du nombre d’interruptions de grossesse en France entre 1976 et 2002 - C. Rossier, C. Pirus
  • Les tables types de mortalité des Nations unies de 1982 : réflexion sur leur application aux pays en développement - Z. Zhao

NOTES DE RECHERCHE : Mesure de la mobilité et de la multirésidence à partir des recensements

  • Le recensement rénové français et l’étude des mobilités - J.-L. Pan Ké Shon
  • Les flux migratoires interrégionaux en France depuis cinquante ans - B. Baccaïni
  • La résidence secondaire en Espagne: profils sociodémographiques et territoriaux - J. A. Módenes Cabrerizo, J. López Colás

BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE

  • Éducation, travail et décisions des ménages
  • Le Traité Démographie: analyse et synthèse

 

Évolution du nombre d’interruptions de grossesse en France entre 1976 et 2002
Clémentine Rossier, Claudine Pirus

Quelle a été l’évolution du nombre d’interruptions volontaires de grossesse en France métropolitaine depuis 1976 ? Les sources de données sur l’avortement (la statistique des bulletins établie depuis 1976 et les statistiques hospitalières depuis le milieu des années 1990) ne concordent pas sur ce point. Compte tenu de l’incomplétude des bulletins, l’Ined avait produit par le passé des estimations du nombre total d’avortements : il y aurait eu 250 000 avortements en 1976, 262 000 en 1980, 230 000 en 1987 et 225 000 en 1993. D’après les statistiques hospitalières, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse s’établirait à 180 500 en 1994 et 206 500 en 2003. Dans cet article, nous montrons que la tendance indiquée par les estimations de l’Ined (baisse dans les années 1980 et stabilité au début des années 1990) semble correcte ; nous montrons aussi que la hausse du nombre d’avortements indiquée par les statistiques hospitalières de la fin des années 1990 semble être un artefact lié à l’amélioration de ces données.

Les tables types de mortalité des Nations unies de 1982: réflexion sur leur application aux pays en développement
Zhongwei Zhao

La Division de la Population des Nations unies a publié en 1982 une série de tables types de mortalité pour les pays en développement. Elles ont été vite adoptées et largement utilisées, dans l’enseignement comme dans la recherche en démographie. Pourtant, un certain nombre de questions relatives à leur interprétation et à leur utilisation n’ont toujours pas reçu de réponse satisfaisante. Cet article examine les évolutions de la mortalité dans les populations étudiées par la Division de la Population au début des années 1980, et compare les structures de la mortalité de ces pays avec les modèles élaborés par la Division de la Population et avec ceux de Coale et Demeny. Il montre que, pour beaucoup de ces populations, les structures de la mortalité sont mieux représentées par les modèles de Coale-Demeny que par ceux des Nations unies. Parmi ces derniers, certains ne sont pas spécifiques aux régions en développement, et on a observé dans bien des pays développés des structures de mortalité qui ont le même profil. Dans la plupart des populations, les structures par âge de la mortalité ont subi des transformations considérables au cours du processus de chute de la mortalité. C’est sur la base de ces constatations que l’auteur traite un certain nombre de problèmes relatifs à l’interprétation et à l’utilisation des tables types de mortalité des Nations unies.

Le recensement rénové français et l’étude des mobilités
Jean-Louis Pan Ké Shon

En France, le passage du recensement traditionnel au recensement rénové a répondu à des attentes tout en suscitant des inquiétudes. Cette façon, radicalement nouvelle, de produire des données est l’objet de l’attention de démographes, statisticiens et géographes au-delà des seules frontières de l’hexagone. L’Insee a élaboré une méthodologie originale qui repose sur l’agrégation de cinq enquêtes annuelles de recensement pour parvenir au « recensement rénové » proprement dit. En rythme de croisière, l’adjonction de la dernière enquête annuelle et le retrait de la plus ancienne permettront en glissement d’obtenir chaque année un cycle complet. La disponibilité d’un recensement chaque année et de ses nombreuses données a pour contreparties la désynchronisation temporelle de la collecte ainsi que l’abandon de l’exhaustivité et de données spatiales disponibles à des niveaux très fins. Le recensement rénové est plus particulièrement observé ici sous l’angle des mobilités résidentielles. Après l’exposé de sa méthodologie complexe, un tour d’horizon des avantages et des limites qui lui sont adressés est effectué en détail. Enfin, l’impact prévisible sur l’échantillon démographique permanent, riche source longitudinale utilisant les données de chaque recensement, est examiné.

Les flux migratoires interrégionaux en France depuis cinquante ans
Brigitte Baccaïni
L’analyse des recensements successifs permet de dresser un tableau des migrations internes en France depuis cinquante ans. Après vingt ans de baisse, la mobilité résidentielle augmente depuis une dizaine d’années, en particulier pour les personnes âgées de moins de 40 ans. Des changements importants sont intervenus depuis les années 1950 dans la configuration des soldes migratoires régionaux. L’Île-de-France est ainsi passée du statut de région la plus attractive (ayant un fort excédent migratoire) à celui de région la moins attractive (caractérisée par un fort déficit migratoire). À l’inverse, les régions de l’Ouest, qui enregistraient un solde migratoire fortement négatif dans les années 1960, ne cessent de gagner en attractivité. Le Nord-Est reste peu attractif, alors que tout le Sud conserve un excédent migratoire élevé. Ce schéma global varie toutefois selon les classes d’âges. En termes de solde migratoire, l’Île-de-France reste ainsi la région la plus attractive pour les 20-29 ans. L’évolution des soldes migratoires résulte de modifications intéressant les entrées et les sorties, ces deux composantes jouant différemment dans les évolutions régionales. Ainsi, en Île-de-France, la baisse du solde migratoire interne depuis cinquante ans est principalement le résultat d’une forte hausse des départs de Franciliens, les arrivées de provinciaux ayant, pour leur part, peu diminué.

La résidence secondaire en Espagne : profils sociodémographiques et territoriaux
Juan Antonio Módenes Cabrerizo, Julián López Colás

Prenant en compte les caractéristiques sociodémographiques, résidentielles et territoriales des ménages qui disposent d’une résidence secondaire en Espagne, cette note dégage leur profil à partir des données du recensement de 2001 et étudie les déterminants de cette pratique résidentielle. Les auteurs testent « l’hypothèse de compensation » qui postule une relation entre la qualité de l’environnement résidentiel du logement principal et la propension à disposer d’une résidence secondaire. Ils montrent qu’il existe une association positive entre la disposition d’une résidence secondaire et la possession de véhicule, l’âge de la personne de référence du ménage, la taille de la commune et les caractéristiques de la résidence principale.