Inès Munoz Bertrand

Doctorante
ines.munoz-bertrand@ined.fr
Secrétariat : Christine Gonzalez +33 (0)1 56 06 20 17

Domaine(s) de recherche

Thèse en cours :

Les effets de contexte sur les intentions migratoires chez les descendants d'immigrés en France et au Chili.

Direction : Philippe Cordazzo (SAGE, professeur de démographie à l'Université de Strasbourg) et Cris Beauchemin (Directeur de recherche à l'Ined)

Résumé de la thèse :

Les intentions migratoires ont des formes et des définitions multiples. Elles peuvent signifier un désir, un projet concret, parfois contraint. Elles prennent également des directions différentes : intention de retour au pays d’origine, intention de migration dans un pays tiers ou simplement une intention de quitter son territoire de résidence. Ces intentions s’inscrivent dans le processus migratoire, d’une part, parce qu’elles peuvent parfois être préalables à une migration (Flahaux, 2015). D’autre part, car ces intentions migratoires peuvent parfois signifier un attachement au pays d’origine chez les individus d’origine étrangère dans le cadre des pratiques transnationales (Carling & Pettersen, 2014). Chez les membres de famille de migrants (enfants, petits-enfants et frères et soeurs), ces intentions migratoires représentent surtout des perspectives de pratiques transnationales et d’intégration. En effet, pour les enfants et petits-enfants, étudier les intentions migratoires permet de questionner la transmission intergénérationnelle de lien avec leur pays d’origine. L’intention migratoire sert donc comme indicateur de la relation personnelle au pays d’origine et au pays de résidence (Caron, 2020). Cette définition permet de soulever la nécessité de questionner quels peuvent être les effets de contexte sur les intentions migratoires au sein de ces individus, membres de famille de migrant ? Plus précisément, comment le contexte peut avoir un effet sur leur rapport à leur pays d’origine et de résidence. Cette question de recherche mène à deux hypothèses principales. La première est que le contexte de résidence et les origines, donc des facteurs macro, ont une influence sur les intentions migratoires. La seconde est que cet effet macro peut être atténué où modifié par le contrôle des structures familiales. Pour cette seconde hypothèse, il s’agit de comprendre si les structures familiales et les rôles des membres de la famille (enfants, petits-enfants, frères ou soeurs) peuvent signifier des différences sur les effets de contexte. Cette question de recherche alimente les enjeux d’intégration. Tout d’abord, car il questionne les conditions d’accueil des pays de résidence, lesquelles sont plus susceptibles de produire des intentions migratoires plus fortes ? En quoi ces intentions traduisent l’intégration des communautés dans leur pays de résidence ? En différenciant l’origine, l’intégration est questionnée sur les conditions d’accueil différenciées au sein d’un même pays et comment ces différenciations peuvent également entraîner des effets sur les intentions migratoires.