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La femme dans les pays arabes : vers une remise en cause du système patriarcal ?

Population et Sociétés

387, février 2003

n° ISSN 01847783

  • Pétrole et fécondité
  • Une catégorie émergente : les jeunes femmes célibataires
  • De plus en plus scolarisées, mais moins actives que les hommes
  • La fin du système patriarcal

 

À la fin de l’été 2002, un rapport préparé pour les Nations unies par d’éminents chercheurs arabes fit grand bruit en offrant un panorama sans complaisance du développement humain dans le monde arabe. Il révélait qu’un triple déficit - en liberté civile et politique, en production et diffusion du savoir, et en émancipation des femmes - le minait gravement [1]. Ces facteurs, notamment le dernier, sont considérés comme les principaux déterminants de la transition démographique, en particulier de l’abaissement de la fécondité. La condition des femmes devrait donc s’accompagner du maintien de leur fécondité à un niveau élevé. Qu’en est-t-il en réalité ?

L’indice de fécondité est de 3,4 enfants en moyenne par femme en 2000 dans l’ensemble des pays arabes. Ce nombre peut sembler élevé par rapport à la moyenne mondiale (2,7), mais il est faible comparé aux six à huit enfants qui étaient la norme dans la génération précédente. La fécondité a donc beaucoup diminué. En comparaison avec les pays d’Asie ou d’Amérique latine de même niveau de développement, la baisse a débuté plus tard dans le monde arabe, mais une fois amorcée, son déroulement a été plus rapide, si rapide que les annuaires internationaux, pris de vitesse, en donnent assez systématiquement des estimations supérieures à la réalité (tableau 1).

 

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