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La conjoncture démographique : l’Europe et les autres pays développés

Collection : Conjoncture démographique

2006

Papier

0,00 €
I. Le mouvement de la population
II. Migrations
III. Natalité, fécondité
IV. Nuptialité, divortialité
V. Avortement
VI. Mortalité
VII. Vieillissement de la population
La relative stabilité d’ensemble de la population du continent européen n’est assurée que par la croissance de celle de l’Europe occidentale, due pour l’essentiel à l’immigration. En Europe centrale, l’accroissement naturel est négatif, le solde migratoire n’étant positif qu’en Russie. Cette situation s’oppose à celle des États-Unis, où soldes naturel et migratoire sont largement positifs. L’indicateur conjoncturel de fécondité de l’Europe des Quinze enregistre une légère progression depuis 2002, due pour l’essentiel aux anciens membres, pour se situer à 1,55 enfant par femme, soit 0,5 enfant de moins qu’aux États-Unis. Tendances et niveaux de la fécondité sont assez contrastés sur l’ensemble du continent, l’indicateur s’échelonnant de 1,20 en Biélorussie à 2,04 en Islande. En Europe centrale et orientale, où la fécondité était descendue à des niveaux très faibles, le recul semble enrayé dans de nombreux pays. En Europe occidentale, on observe une certaine stabilisation des indicateurs, même s’ils enregistrent une notable élévation en Scandinavie. La descendance finale des générations féminines continue à baisser presque partout, à l’exception des États-Unis. Cette diminution de la descendance finale s’accompagne d’une augmentation de l’infécondité définitive. La durée de vie moyenne continue sa progression dans la quasi-totalité des pays européens. Cependant, les pays issus de l’ancienne Union soviétique n’ont toujours pas rattrapé le niveau qui était le leur dans les années 1960. Si l’espérance de vie à la naissance des femmes est dans certains pays d’Europe occidentale (Espagne, Suisse et France) parmi les plus élevées du monde, elle n’en accuse pas moins un retard de près de 2 ans sur le Japon.

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