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La mortalité départementale en France

Collection : Conjoncture démographique

2013

I. La géographie de l’espérance de vie s’est peu modifiée en trente ans
II. L’écart d’espérance de vie entre hommes et femmes s’amenuise dans tous les départements
III. Le poids de la mortalité adulte dans les variations géographiques d’espérance de vie
IV. Variations territoriales de la mortalité par cause de décès

Les disparités interdépartementales de mortalité demeurent marquées en France métropolitaine depuis trente ans. Elles ont diminué chez les femmes, mais restent fortes chez les hommes. Comme dans les années 1960, les régions les plus défavorisées sont le Nord, l’Alsace et la Bretagne. La mortalité est au contraire plus faible à Paris et dans les départements situés au sud-ouest de l’Île-de-France ainsi que dans les régions Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées (principalement pour les hommes) ; pour les femmes, la mortalité la moins importante est située dans le nord de la région Poitou-Charentes et les Pays de la Loire. Les variations géographiques d’espérance de vie à la naissance sont étroitement associées aux variations de la mortalité à partir de 30 ans et tout particulièrement à 60-79 ans, mais pas systématiquement à celles de la mortalité des enfants. Entre 30 et 60 ans, les tumeurs demeurent l’explication principale (notamment par cancer du poumon pour les hommes), ainsi que l’alcoolisme et les suicides qui ont également des conséquences sur les groupes d’âges suivants. Les tumeurs continuent de peser sur les inégalités de mortalité entre 60 et 80 ans, et pour les femmes surtout les maladies cardiovasculaires. Après 80 ans, ces maladies expliquent 50 % des variations de mortalité entre départements pour les femmes contre 40 % pour les hommes.

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