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La fréquence des naissances de petit poids : quelle influence a le niveau d’instruction des mères ?

Population et Sociétés

523, juin 2015

n° ISSN 0184 77 83

Les femmes peu instruites ou de milieux défavorisés ont plus souvent que les autres des enfants caractérisés par un petit poids de naissance, lui-même associé à un risque de mauvaise santé dans l’enfance, voire à l’âge adulte. S’appuyant sur l’enquête Elfe qui suit une cohorte de 18 000 enfants nés en France en 2011, Lidia Panico, Maxime Tô et Olivier Thévenon examinent les liens entre les caractéristiques socioéconomiques des familles et l’état de santé des nouveau-nés.

Moins une femme est diplômée, plus elle présente de risque de donner naissance à un enfant de petit poids (moins de 2,5 kg). Le risque est 50 % plus élevé pour les femmes sans aucun diplôme par rapport à celles ayant le bac. Les différences selon le niveau de diplôme se réduisent un peu lorsqu’on prend en compte le revenu du ménage, ainsi que des facteurs comme le rang de nais-sance de l’enfant, l’âge de la mère et la taille des parents, mais elles ne disparaissent pas. La consommation de tabac et d’alcool pendant la grossesse semble jouer un rôle, expliquant en partie la fréquence plus élevée des petits poids de naissance chez les enfants des femmes les moins instruites. Les variations socioéconomiques du risque de petit poids sont comparables en France et au Royaume-Uni.

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