Risque-t-on un jour d’être trop nombreux sur Terre ?

La population mondiale qui s’élève actuellement à 7,6 milliards devrait atteindre 8,6 milliards en 2030, 9,8 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100, selon les Nations Unies.

Le problème n’est pas un problème de nombre, c’est un problème écologique et énergétique. Si les 7,6 milliards d’habitants de la planète adoptaient le modèle de vie occidental, très polluant, nos ressources seraient épuisées en quelques années. La vie sur terre deviendrait invivable. Par contre, la Terre pourrait supporter 12 milliards d’humains ayant le niveau de vie des Africains ou des Indiens. Les 6,3 milliards d’habitants des pays pauvres ont un impact beaucoup plus faible sur la planète que le 1,3 millairs d’habitants des pays riches.

Le défi pour demain est double :
- réduire l’impact écologique des habitants du Nord tout en maintenant leur bien-être
- assurer aux habitants du Sud des conditions de vie bien meilleures tout en limitant l’impact écologique de leur développement.

C’est une idée reçue de penser qu’en étant moins nombreux, nous allons mieux vivre. Nos ancêtres de 1800, qui étaient un milliard, vivaient très mal et souffraient de famines. Leur espérance de vie plafonnait à 25 ou 30 ans. En deux siècles, nous avons fait d’énormes progrès, tout en nous multipliant par 7. Demain, nous pourrions tout à fait être 11 milliards, il y a de la place pour tout le monde. La question sera alors plutôt celle des inégalités des modes de vie.

Source : ONU, « Perspectives de la population mondiale : la révision de 2017 »

Mise à jour : 26/06/2017