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Y a-t-il une saison pour faire des enfants ?

Population et Sociétés

474, janvier 2011

n° ISSN 0184 77 83

Les naissances ne sont pas réparties de façon homogène tout au long de l’année. Elles sont plus nombreuses à certaines périodes qu’à d’autres. Ce phénomène a toujours existé, mais a évolué avec le temps. Arnaud Régnier-Loilier et Jean-Marc Rohrbasser nous expliquent en quelle saison il naît le plus d’enfants, quels sont les changements survenus en France depuis quatre siècles et quelles en sont les raisons.
Au XVIIe siècle en France, les naissances étaient plus nombreuses entre janvier et avril et, à l’inverse, moins fréquentes entre mai et décembre. Il naissait près de deux fois plus d’enfants en mars qu’en juin. Ce phénomène a longtemps été considéré comme lié à la nature, l’augmentation des conceptions à partir d’avril étant associée au printemps et à la hausse des températures. Il était lié en réalité à la saisonnalité des mariages et aux interdits religieux, les rapports sexuels et les mariages étant proscrits pendant le carême et l’avent. La saisonnalité des naissances s’amenuise aux XIXe et XXe siècles et le pic des naissances se décale de l’hiver vers le printemps. Ces changements reflètent l’évolution des comportements, notamment la moindre observance des préceptes religieux. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un pic d’accouchements fin septembre lié aux conceptions du nouvel an. Elles sont deux fois plus fréquentes qu’un autre jour de l’année et occasionnent à la fois un surplus de naissances et d’IVG.

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