La population de la France : quelques chiffres clés (2011)

  • L’augmentation de la population de la France en 2011 (+ 332 000 habitants) a été très proche de celle de l’année 2010, et elle est toujours principalement due à l’accroissement naturel. Le pays compte ainsi 65,3 millions d’habitants au 1er janvier 2012, dont 1,9 million dans les départements d’outre-mer. La pyramide des âges de la France est un peu plus jeune que celle de l’ensemble de l’Union européenne, en raison d’une natalité en moyenne plus élevée que celle de l’UE depuis 20 ans.
  • Au 1er janvier 2009, 5,3 millions d’immigrés ont été recensés en France métropolitaine (8,5 % de la population résidente), soit un million de plus depuis 1999. L’Afrique est désormais, devant l’Europe, le continent d’origine de la plus grande fraction des immigrés (43 %) ; si les trois pays du Maghreb sont toujours les principaux pays d’origine (30 % du total), l’Afrique subsaharienne est de plus en plus présente (13 % du total des immigrés en 2009).
  • La fécondité a légèrement fléchi en 2011 : l’indicateur conjoncturel s’établit à 2,01 enfants par femme, et 1,99 en métropole, soit une baisse de 1,1 %. Le niveau relativement élevé de la fécondité en France s’explique, au moins en partie, par la faible proportion de femmes n’ayant pas d’enfants. La France se classe ainsi au troisième rang en Europe, derrière l’Islande et l’Irlande.
  • Avec une espérance de vie à la naissance de 78,4 ans pour les hommes et 85,0 ans pour les femmes, la progression de la durée moyenne de vie se poursuit en 2011. Si la France continue à être bien classée en Europe pour les femmes, la position reste moins bonne pour les hommes. Pour les deux sexes, la mortalité prématurée (avant 65 ans) est proche de la moyenne européenne, alors que la mortalité aux grands âges est toujours la plus faible ou parmi les plus faibles depuis 30 ans. C’est essentiellement grâce à la baisse de la mortalité après 65 ans que l’espérance de vie à la naissance continue à augmenter.
  • Les cancers sont devenus la première cause de mortalité, devant les maladies cardiovasculaires. Alors que les morts violentes dominent la mortalité des jeunes, le cancer est la première cause de décès à partir de 25-44 ans chez les femmes, et à partir de 45-64 ans chez les hommes. Au-delà de 80 ans les maladies cardiovasculaires prédominent, et les « autres maladies », en particulier les démences séniles, prennent une importance croissante.

Source : France Prioux, Magali Barberi, 2012, L’évolution démographique récente en France : une mortalité relativement faible aux grands âges, Population-F, 67 (4), 597-656

Contact : Magali Barberi

Mise en ligne : Avril 2013